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Supli grossiste alimentaire entre retour à la terre et innovation

Les grossistes du XXIe siècle : entre retour à la terre et innovation

Les acteurs de la chaîne alimentaire sont actuellement confrontés à d’importants changements corrélés à deux phénomènes sociétaux : l’évolution des tendances alimentaires vers plus de naturel et la transformation digitale. Quelles en sont les conséquences pour les grossistes alimentaires ? Comment relèvent-ils ces nouveaux défis ?

 

Tendances alimentaires : ce que veulent les consommateurs

Au cours des dix dernières années, la consommation alimentaire a profondément muté, obligeant tous les acteurs de la chaîne alimentaire à évoluer. Désormais, les Français veulent manger « healthy » et local, tout en respectant le bien-être animal et la planète, que ce soit chez eux ou au restaurant. Selon un sondage IPSOS de février 2019 sur la perception de l’alimentation, ils accorderaient plus d’importance à la qualité des aliments qu’ils achètent (83%) et à leur impact sur leur santé (77%) depuis ces cinq dernières années.

Pour faire face à cette préoccupation grandissante du « bien manger », les fournisseurs, comme les restaurateurs, doivent donc renforcer leurs actions. Au cœur des priorités :

Opter pour le bio

Le bio recueille les faveurs du consommateur depuis de nombreuses années et continue sa croissance : la production bio française a ainsi doublé en 5 ans. Face à cette tendance de fond, les grossistes alimentaires et les restaurants doivent faire évoluer leurs produits et leurs gammes vers une alimentation biologique.

Proposer des produits locaux et de saison

La montée de la préoccupation environnementale joue également un rôle clé dans la métamorphose des comportements alimentaires. Les Français accorde une attention particulière à la provenance des produits, favorisant de plus en plus les circuits courts et les petits producteurs. Le développement des labels, comme les Indications Géographiques Protégées (IGP), témoigne de cette quête du retour à la terre. Les consommateurs veulent se nourrir avec des produits essentiels, basiques et rassurants quant à leur origine (fruits et légumes frais, produits pas ou peu transformés…).

Végétaliser sa carte

Si seulement 5% des Français sont végétariens, végétaliens ou végans, 39% se déclarent flexitariens en 2018. On constate d’ailleurs une baisse de la consommation de viandes de 12% en 10 ans. Ces clients qui cherchent à réduire la présence de produits lacto-ovo-carno sourcés dans leur régime alimentaire pour des raisons de santé (57%) ou environnementale/éthique (11%) constituent une cible à ne pas manquer ! L’introduction d’options ou de plats végétariens à la carte de tous les restaurants est désormais incontournable. Les fournisseurs doivent songer à se diversifier avec des produits à base de végétal pour séduire les chefs cuisiniers.

Favoriser le « sans », le « moins » et les superaliments pour un régime plus sain

Sans gluten, sans sucre, sans alcool, sans huile de palme… l’offre de produits sains se développe. Manger ne sert plus seulement à se nourrir, mais aussi à prendre soin de sa santé. 12% des Français auraient déjà adopté un régime sans gluten, 3% un régime sans lactose. Ces consommateurs informés et attentifs constituent encore une niche, mais sont aussi les clients de demain.

Autre tendance appelée à se développer : les superaliments, les aliments fermentés, les prébiotiques et les probiotiques choisis pour leurs propriétés nutritionnelles et leurs bienfaits sur le métabolisme.

 

Digitalisation des grossistes : vers une gestion plus agile des relations

Non seulement le secteur « food » doit faire face aux changements alimentaires des consommateurs, mais il n’échappe pas aux changements des usages et comportements de notre société. Depuis les agriculteurs, qui peuvent contrôler leur exploitation avec un smartphone, jusqu’aux restaurants qui proposent de réserver en ligne, en passant par les transformateurs qui créent des packagings connectés ou les distributeurs qui muent en commerces phygital, sans compter l’arrivée des Pure Players sur le marché… la révolution digitale touche tous les secteurs de la chaîne alimentaire.

Pour rester compétitifs, les fournisseurs doivent s’emparer du sujet de la numérisation et apporter aux restaurateurs des solutions qui facilitent leur quotidien et optimise leur collaboration. Pour y parvenir, les réseaux sociaux, l’e-commerce et les applications comptent parmi les outils innovants à exploiter.

Les sites marchands

Premier et sans doute plus ancien dispositif digital : le site e-commerce ! Il permet aux clients de commander et se faire livrer leurs produits, tout en offrant à la marque une présence sur le Web. Les sites e-commerce des grossistes sont généralement réservés aux professionnels. Ils affichent un catalogue et des prix négociés selon le client et sa localisation. L’émergence des marketplaces BtoB est également à prendre en compte.

À ce jour, seuls 18% des restaurateurs indépendants ont recours au e-commerce alimentaire. Mais l’objectif est de proposer un canal de vente supplémentaire, un soutien, pour mieux répondre aux besoins des clients et toucher de nouveaux profils. Et non de remplacer les canaux existants (vente par téléphone ou via les commerciaux sur le terrain).

Les applications mobiles

Face à des clients restaurateurs qui changent de business model, évoluent dans leurs pratiques d’achat ou sont issus de la génération « millenials », les applications mobiles ont également le vent en poupe ! Elles sont nombreuses à accompagner les grossistes dans leurs nouveaux challenges : offrir un approvisionnement plus raisonné et plus responsable, s’inscrire dans une logique multicanale, fluidifier la gestion des commandes, etc. À l’instar de l’application Supli qui simplifie le quotidien des fournisseurs et des restaurateurs. D’un côté les commerciaux peuvent de nouveau se concentrer sur leur mission de conseil. De l’autre, les restaurateurs gagnent en autonomie et en flexibilité.

Les réseaux sociaux

Aujourd’hui, il ne suffit plus d’apparaître dans les annuaires spécialisés pour attirer les clients. Dans la course à la digitalisation, une visibilité sur les réseaux sociaux et une bonne e-réputation sont incontournables. Les médias sociaux constituent un excellent moyen pour

  • faire de la promotion commerciale,
  • prospecter (directement ou indirectement),
  • fidéliser ses clients restaurateurs,
  • apprendre à connaître le client final,
  • suivre les évolutions de consommation et identifier d’éventuels besoins,
  • recruter.

Plutôt discrets en matière de communication, les grossistes de la RHF sont de plus en plus nombreux à s’afficher sur Facebook, Twitter, LinkedIn, Instagram…

 

Les fournisseurs du XXIe siècle sont confrontés à un double changement de paradigme, avec d’un côté, la réappropriation de son alimentation par le consommateur qui tend à retourner à plus d’authenticité et de naturel, et de l’autre, la révolution digitale qui les oblige à innover. Deux comportements émergents qui ne sont pas contradictoires, mais qui exigent des grossistes beaucoup d’agilité.
Finalement, l’enjeu majeur des fournisseurs de la restauration est de fournir une solution adaptée aux attentes de leurs clients en fonction de leur maturité numérique, tout en continuant de faire valoir leur expertise de sourcing et de logistique sur des produits de qualité pour répondre aux nouvelles tendances alimentaires.

 

Sources

https://lobsoco.com/lethique-guide-lalimentation-des-francais-lsa/

https://www.agencebio.org/

https://www.ipsos.com/fr-fr/dis-moi-ce-que-tu-manges

https://www.ipsos.com/fr-fr/alimentation-durable-les-francais-de-plus-en-plus-attentifs-ce-quils-mangent

Étude Harris Interactive « Les pratiques alimentaires d’aujourd’hui et de demain »

https://www.foodservicevision.fr/